Économie

Presque tous les incidents locatifs en Aragon sont dus aux impayés : ils coûtent plus de 1 400 € au propriétaire

Les impayés restent le principal problème du marché locatif en Aragon. Au troisième trimestre 2026, ils représentaient presque toutes les incidences enregistrées dans les contrats gérés, loin devant les autres types de conflits.
Presque tous les incidents locatifs en Aragon sont dus aux impayés : ils coûtent plus de 1 400 € au propriétaire

Concrètement, les impayés représentaient 97,6 % des incidents comptabilisés par la Société espagnole de location garantie (SEAG) en Aragon. Ce chiffre est supérieur à la moyenne nationale, établie à 96,8 %, et place la communauté autonome au neuvième rang des territoires affichant la plus forte proportion de ce type d’incidents.

LE COÛT MOYEN POUR LE PROPRIÉTAIRE DÉPASSE 1 400 EUROS

L’impact économique de ces incidents est toutefois inférieur à celui observé dans l’ensemble de l’Espagne. En Aragon, le coût moyen pour le propriétaire s’élève à 1 446,24 euros par dossier, contre 2 430 euros au niveau national. Avec ce montant, la communauté occupe la quatorzième position parmi les territoires affichant le coût le plus élevé. Le loyer moyen du logement garanti a atteint 798 euros par mois, soit 8,6 % de plus qu’un an auparavant. À l’échelle nationale, le délai moyen de récupération du logement après un impayé est d’environ 278 jours, une période durant laquelle peuvent s’accumuler les mensualités dues et d’autres frais liés au dossier.

« Le risque d’impayé et la difficulté à récupérer le logement sont devenus des facteurs décisifs pour de nombreux propriétaires lorsqu’ils mettent un bien en location », souligne Pedro Bretón, PDG de la SEAG. Selon lui, dans un marché où l’offre est insuffisante et les loyers en hausse, faire peser l’intégralité du risque sur le bailleur peut accroître la méfiance et conduire une partie des logements disponibles à sortir du marché. Il préconise donc de renforcer l’analyse de solvabilité, d’intervenir dès le premier manquement et de proposer des garanties pendant toute la durée du contrat.

PLUS DE 90 % DES CAS SONT RÉSOLUS SANS ALLER EN JUSTICE

Une gestion précoce est déterminante pour limiter le préjudice économique et éviter que le conflit ne se prolonge. À l’échelle nationale, 91,8 % des logements récupérés ont fait l’objet d’une remise des clés ou d’un accord entre les parties, tandis que 8,2 % ont nécessité le recours à la justice. Selon l’étude, la prédominance des solutions négociées montre qu’une intervention spécialisée dès les premières étapes peut réduire les coûts et éviter de longues procédures judiciaires.

La société estime que la réponse aux tensions du marché locatif doit associer prévention, analyse de solvabilité, gestion précoce des incidents et sécurité juridique. Réduire le risque économique et offrir une protection efficace au bailleur est essentiel, selon elle, pour éviter que davantage de propriétaires ne retirent leurs logements du marché résidentiel et pour favoriser une offre locative plus stable.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.