Le secrétaire général de l’UPA Aragón, José Manuel Roche, a participé au Congrès des agriculteurs européens du COPA-COGECA, organisé à Stockholm, où il a rencontré le commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation, Christophe Hansen. Lors de cette rencontre, il a fait part de son opposition à la proposition de réforme de la politique agricole commune (PAC) pour la période 2028-2034, estimant qu’elle pourrait réduire les aides et pénaliser particulièrement les exploitations familiales.
L’organisation demande à l’Europe de maintenir un budget suffisant pour soutenir ceux qui vivent de l’agriculture et de l’élevage, en évitant qu’une part importante des fonds ne soit concentrée sur les grandes exploitations. Elle réclame également le maintien des aides d’urgence pour faire face aux sécheresses, aux phénomènes météorologiques extrêmes et à d’autres situations exceptionnelles. "Nous ne pouvons pas accepter une réforme de la PAC qui entraîne des réductions ni qu’elle affaiblisse les mécanismes permettant une répartition plus juste des aides", a averti Roche.
LA HAUSSE DES COÛTS MET EN PÉRIL L’AGRICULTURE ARAGONAISE
À cette inquiétude s’ajoutent la hausse du prix du gazole agricole, des engrais et de l’énergie, qui réduit les bénéfices des agriculteurs et des éleveurs. Selon l’UPA Aragón, les prix qu’ils obtiennent pour leurs produits ne permettent pas toujours de couvrir l’augmentation des dépenses. L’organisation exige donc des mesures pour freiner les coûts, garantir des prix justes et éviter une concurrence déloyale avec des produits importés de pays qui ne respectent pas les mêmes exigences que les pays européens.
Enfin, l’UPA Aragón a insisté sur le fait que la future PAC doit garantir la continuité des exploitations familiales et faciliter l’arrivée des jeunes et des femmes dans le secteur. L’organisation estime que le maintien de l’agriculture et de l’élevage est essentiel pour lutter contre le dépeuplement et préserver l’emploi dans les villages aragonais. "Nous avons besoin d’une Europe qui mise sur ses agriculteurs et ses éleveurs, qui garantisse notre souveraineté alimentaire et qui comprenne que derrière chaque exploitation familiale se trouvent de l’emploi, de l’économie et de la vie dans nos villages", a conclu Roche.