Le chiffre augmentait considérablement en ajoutant la dette dite commune, correspondant majoritairement à l’Administration centrale et aux Fonds de la sécurité sociale. Dans ce cas, chaque Aragonais aurait dû consacrer 252 jours de travail au remboursement de la dette totale.
Ces données faisaient partie du nouvel Observatoire de la dette présenté alors par l’Airef, un outil conçu pour analyser chaque trimestre les principaux indicateurs et scénarios de soutenabilité financière des différentes administrations publiques.
La comparaison entre les régions faisait apparaître d’importantes différences. La Catalogne, la Communauté valencienne, les îles Baléares, Murcie et la Castille-La Manche dépassaient les 100 jours de travail par habitant pour faire face à leur propre dette. La Communauté valencienne arrivait en tête avec 154 jours, tandis que le Pays basque et Madrid affichaient le chiffre le plus bas, avec 53 jours.
Les écarts étaient encore plus importants en ajoutant la dette commune. L’Estrémadure, la Castille-La Manche, la Communauté valencienne, l’Andalousie et la région de Murcie dépassaient les 440 jours de travail par habitant pour faire face à la dette totale.
Les 80 jours de l’Aragon et les 252 jours en incluant la dette commune permettaient ainsi de traduire en journées de travail des chiffres économiques difficiles à visualiser. C’est ainsi que nous le racontions dans Aragón Digital il y a 10 ans, dans l’article original consacré aux données de l’Observatoire de la dette de l’Airef.