Selon une étude réalisée par Gi Group Holding, 49 % des jeunes Aragonais considèrent que le marché du travail est précaire et 42,9 % estiment qu’il reste difficile de trouver un emploi. Par ailleurs, 75,5 % affirment avoir refusé au moins une offre d’emploi au cours de l’année écoulée.
SALAIRE, STABILITÉ ET BONNE AMBIANCE
Le salaire reste l’une des principales raisons de changer d’emploi. 55,1 % des jeunes Aragonais rejoindraient une autre entreprise pour un salaire plus compétitif, tandis que 46,9 % le feraient pour de meilleures perspectives d’évolution et 38,8 % pour bénéficier d’une plus grande stabilité professionnelle.
L’ambiance au sein des entreprises gagne également en importance. Plus d’un jeune Aragonais sur quatre quitterait son poste face à une culture toxique, une mauvaise communication interne ou un leadership inadapté. En revanche, l’absence de télétravail ou de modèle hybride ne serait déterminante que pour 10,2 % d’entre eux.
LES STAGES, PRINCIPALE PORTE D’ENTRÉE VERS L’EMPLOI
Les stages de formation constituent la principale voie d’accès au premier emploi chez les jeunes Aragonais, avec 28,6 %. Ils sont suivis par les portails et plateformes numériques d’emploi, avec 20,4 %, puis par les contacts personnels ou familiaux, avec 16,3 %.
L’étude met également en évidence un écart entre ce que les jeunes espéraient avant de commencer à travailler et ce qu’ils ont finalement trouvé. 22,4 % s’attendaient à bénéficier d’une plus grande stabilité professionnelle, tandis que 16,3 % imaginaient un emploi davantage compatible avec leur vie personnelle. Par ailleurs, 14,3 % reconnaissent avoir commencé leur parcours professionnel sans avoir d’attentes claires
TROIS JEUNES SUR QUATRE ESTIMENT QUE LEUR CARRIÈRE PROGRESSE PEU
Le sentiment de manque de progression est particulièrement élevé en Aragon. 40,8 % considèrent que leur carrière professionnelle avance lentement et 34,7 % affirment se sentir bloqués, ce qui signifie que trois jeunes sur quatre estiment que leur parcours professionnel progresse moins qu’ils ne l’espéraient.
Malgré cette préoccupation concernant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, une part importante d’entre eux est prête à faire des sacrifices pour avancer. 34,7 % renonceraient à une partie de leur temps libre et 24,5 % accepteraient de perdre en flexibilité horaire. Le rapport conclut que, pour cette génération, la réussite professionnelle ne dépend plus uniquement du salaire, mais aussi d’aspects tels que la stabilité, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, le bien-être et la santé mentale.