Araga conteste toujours devant la justice la stratégie NITRACHE, un plan-cadre de la Confédération hydrographique de l’Èbre (CHE) visant à réduire la pollution aux nitrates issue de l’activité agro-élevage intensive dans le bassin de l’Èbre. Cette initiative associe le renforcement de la surveillance des rivières et des aquifères à l’application de critères plus stricts lors de l’octroi de concessions d’eau à de nouvelles installations d’élevage dans les zones vulnérables.
RETARDS DANS LE TRAITEMENT DES DOSSIERS
Ce dernier point est celui qui suscite le plus de controverses. L’organisation réclame donc une réunion technique avec la CHE, le gouvernement d’Aragon et les organisations agricoles afin de connaître les projets agro-élevage concernés, les rapports encore en attente et les critères appliqués.
Araga demande également d’éviter les retards liés au manque de coordination administrative et d’analyser des solutions de gestion des nutriments permettant d’attester des améliorations environnementales. L’organisation a aussi demandé « des informations et de la transparence sur la révision des zones vulnérables aux nitrates », notamment les données techniques justifiant les nouvelles délimitations, les observations présentées et les délais d’application des nouvelles obligations.
Les « retards dans les dossiers de l’INAGA et dans les procédures nécessitant des rapports de la CHE » figurent parmi les autres problèmes soumis au conseiller. L’organisation avertit que ces retards peuvent renchérir les projets, compromettre leur financement et compliquer la mise en œuvre des aides.
DÉGÂTS CAUSÉS PAR LA FAUNE ET INCENDIES
Araga a également réclamé des « mesures urgentes face aux dégâts provoqués par la faune sauvage », notamment les lapins, à l’approche des semis d’automne et dans les jeunes plantations. L’organisation propose de mettre en place des plans par espèce et par comarque, de renforcer les contrôles lorsque cela est nécessaire et de créer un système rapide pour évaluer les dégâts et étudier des mesures de compensation et de prévention.
Concernant les incendies de cet été, l’organisation agricole a demandé un bilan des dégâts subis par les exploitations ainsi qu’un calendrier de reprise prenant en compte aussi bien les pertes de production que la réparation des infrastructures, des pâturages, des clôtures, des accès, des installations d’irrigation et des autres éléments nécessaires au maintien de l’activité.
En vue de la prochaine campagne, l’organisation agricole propose également de revoir le protocole relatif aux « travaux agricoles en situation de risque d’incendie », avec des restrictions claires et proportionnées et une meilleure coordination entre l’Environnement et l’Agriculture. Araga défend la possibilité pour les agriculteurs de participer également avec leurs moyens et leurs machines aux situations d’urgence, dans le cadre d’un protocole définissant la formation, l’assurance, les frais et la couverture des dommages.