Économie

L’Aragon veut réunir ses sociétés publiques au sein d’un groupe plus efficace

La Corporation publique d’entreprise d’Aragon (CEPA) veut faire évoluer son modèle de fonctionnement afin que ses sociétés publiques travaillent de manière plus coordonnée et partagent leurs ressources. Elle élaborera pour cela un Plan stratégique 2027-2031 qui permettra d’avancer vers « la création d’un véritable groupe d’entreprises, plus efficace, coordonné et prêt pour l’avenir ». C’est ce qu’a annoncé son directeur général, Eloy Suárez, lors de la convention des dirigeants des sociétés publiques d’Aragon.
L’Aragon veut réunir ses sociétés publiques au sein d’un groupe plus efficace

L’objectif est de laisser derrière soi un modèle dans lequel chaque entreprise exerce son activité de manière indépendante et d’avancer vers une structure commune permettant de mieux exploiter les capacités de l’ensemble. La journée a été clôturée par la conseillère à l’Économie, à la Compétitivité et à l’Emploi, Eva Valle, qui a défendu le rôle de ces sociétés pour faire de l’Aragon une communauté « plus compétitive, plus productive et plus attractive pour investir, se développer et créer de l’emploi ».

Valle a souligné que les entreprises publiques « sont des instruments au service du développement économique et social de l’Aragon ». Pour atteindre ces objectifs, elle a cité trois principes devant guider leur action : « l’efficacité, la coordination et la vision d’ensemble, ainsi que la bonne gouvernance ».

D’UNE SOMME DE SOCIÉTÉS À UN GROUPE D’ENTREPRISES

La convention, inaugurée par la présidente des Cortes d’Aragon, María Navarro, a réuni les dirigeants d’Aragón Plataforma Logística, Aragón Exterior, Aragersa, CEEI Aragón, Motorland Aragón, Expo Zaragoza Empresarial, Parque Tecnológico del Motor, Parque Tecnológico Walqa, Promoción de Actividades Aeroportuarias, Sarga, Sodecasa, Sodiar, Suelo y Vivienda de Aragón, Turismo de Aragón et Aragón Cultura y Deporte, dernière société à avoir rejoint l’ensemble. La Corporation elle-même, en tant que société faîtière, a également participé.

Au cours de son intervention, Suárez a expliqué que le nouveau plan stratégique chercherait à « dépasser une dynamique dans laquelle chaque société exerce son activité de manière indépendante et à avancer vers une organisation qui exploite les capacités, les connaissances et les ressources de l’ensemble de ses entreprises ».

La proposition vise à passer « d’une somme de sociétés à un véritable groupe d’entreprises ». Comme l’a précisé le directeur général, cette transformation ne cherche pas à réduire l’autonomie des entreprises ni à modifier leurs responsabilités, mais à leur fournir davantage d’outils et d’opportunités grâce à une stratégie commune.

« Nous ne voulons pas de sociétés publiques qui travaillent les unes à côté des autres. Nous voulons des sociétés publiques qui travaillent ensemble », a insisté Eloy Suárez, qui a placé cette idée parmi les piliers de la nouvelle orientation de la CEPA.

Ce changement de culture d’entreprise se traduira par une coordination accrue, une meilleure exploitation des synergies et une réduction des doublons. Il permettra également de partager les services, les systèmes d’information, les connaissances et les compétences professionnelles, tout en renforçant la capacité de négociation collective et en améliorant la réponse face aux nouveaux défis économiques et technologiques.

CONTRÔLE DES DÉPENSES, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ÉVALUATION

La contribution de la CEPA à la viabilité financière de la communauté autonome a également été au cœur des échanges. Dans ce domaine, Suárez a souligné que « la Corporation veut renforcer son rôle dans l’utilisation efficace des ressources publiques et contribuer au contrôle du déficit régional ».

Pour y parvenir, il a jugé indispensable de revoir les processus de gestion, d’éviter les dépenses inutiles, d’exploiter les ressources disponibles et d’évaluer le rendement des actions menées. Il a toutefois précisé que « la nouvelle orientation ne cherche pas à se limiter à réduire les coûts. Elle vise à obtenir de meilleurs résultats avec les ressources existantes. L’efficacité doit devenir une exigence transversale pour toutes les sociétés, sans porter atteinte à l’exercice de leurs fonctions ni à la qualité des services qu’elles fournissent ».

Dans cette optique, le directeur général a défendu la mise en place d’une véritable « culture de l’évaluation ». Comme il l’a annoncé, « il ne suffira pas de savoir combien est investi ou dépensé, il faudra mesurer les résultats obtenus, le nombre d’emplois créés, l’activité économique générée, les retombées territoriales des investissements et leur impact social ».

La transformation numérique et, en particulier, l’intelligence artificielle joueront également un rôle important dans ce processus. La CEPA veut tirer parti de ces technologies pour transformer l’organisation du travail, accélérer les procédures, améliorer l’information et faciliter la prise de décision.

À cette fin, la Corporation favorisera un agenda commun consacré aux données et à l’intelligence artificielle, afin d’éviter que chaque société ne doive développer séparément des solutions pouvant être partagées. La formation des professionnels, la sécurité de l’information et la supervision humaine seront des éléments essentiels de ce processus.

Enfin, la convention a examiné les possibilités juridiques de collaboration entre les différentes sociétés publiques au moyen d’accords de coopération. Ces accords permettront de « partager les capacités, les moyens et les connaissances, ainsi que de mener des actions conjointes avec davantage d’agilité et de sécurité juridique ». La Corporation cherche ainsi à mieux exploiter les ressources publiques et à éviter que les différences organisationnelles ne deviennent des obstacles à la coopération.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.