L’organisation estime que les chiffres « commencent à devenir préoccupants » après cinq mois consécutifs de hausse du chômage et souligne que l’Aragon est la quatrième région où le chômage progresse le plus. L’augmentation mensuelle concerne les trois provinces : Saragosse compte 984 chômeurs supplémentaires, Huesca 268 et Teruel 104. Les femmes représentent 60,42 % du total, avec 31 235 demandeuses d’emploi, contre 20 465 hommes.
DAVANTAGE DE MOYENS POUR L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
Le syndicat met l’accent sur le chômage de longue durée, qui représente 41,55 % du total, et réclame des parcours personnalisés d’insertion, des moyens techniques et humains suffisants ainsi qu’une évaluation des résultats des politiques de l’emploi. Dans ce contexte, il demande que les budgets régionaux de 2027 prévoient des crédits permettant à l’Inaem de renforcer l’orientation professionnelle et d’améliorer l’employabilité des personnes au chômage.
En matière d’embauche, l’Aragon a enregistré 47 163 contrats en octobre, dont 16 078 contrats à durée indéterminée, soit 34,09 %. Les CCOO soulignent que le taux de contrats temporaires se maintient à 12,8 %, contre 27,1 % avant la réforme du travail, et que les contrats à durée indéterminée à temps plein représentent 18 % des contrats signés. Parallèlement, le nombre d’affiliés à la Sécurité sociale a atteint 655 143 personnes, soit 3 667 de plus qu’en septembre et 22 581 de plus qu’en octobre 2025.
HAUSSES DE SALAIRES ET MESURES CONTRE LA PRÉCARITÉ
Les CCOO réclament également l’ouverture immédiate du dialogue social afin d’actualiser le salaire minimum interprofessionnel et de progresser dans la négociation du VIe Accord pour l’emploi et la négociation collective (AENC). L’organisation estime que les augmentations salariales doivent permettre de gagner du pouvoir d’achat et intégrer des clauses de garantie dans les conventions collectives. Selon les chiffres cités dans son communiqué, l’inflation s’est établie à 4,9 % en octobre, au-dessus de la hausse de 3,1 % appliquée au salaire minimum en début d’année.
La centrale syndicale établit un lien entre l’amélioration des salaires et les difficultés d’accès au logement, notamment pour les jeunes, et défend l’idée que la croissance économique se traduise par de meilleures conditions de vie. Elle propose également de renforcer les garanties contre le licenciement et de revoir le recours au temps partiel afin de le limiter à des situations justifiées, de garantir la prévisibilité des horaires et de faciliter l’accès à l’emploi à temps plein.