Cette nouvelle compétition a officiellement été annoncée pour 2027, alors que ses fondateurs (Geoff Prentice, Grady Burnett et Alana Beard) envisageaient initialement de la lancer dès 2026. Ce tournoi a été créé pour permettre aux joueuses de la WNBA et aux meilleures joueuses européennes de continuer à participer à des compétitions, en théorie au plus haut niveau, sans chevaucher la saison américaine, même si son calendrier entre directement en conflit avec le système européen.
Pour le moment, peu d’informations sont disponibles sur le tournoi, qui débutera pourtant en janvier 2027. On sait qu’un camp d’entraînement et une draft auront lieu en Corée du Sud du 6 au 12 janvier. Par ailleurs, la compétition se déroulera sur trois sites : Hangzhou (Chine), du 19 au 24 janvier, puis Valence, du 12 au 21 mars, avant de s’achever à Tokyo du 26 mars au 4 avril.
LES INCERTITUDES SPORTIVES
Initialement, six équipes de onze joueuses devaient participer, mais le projet a finalement été réduit à quatre formations. Un signe que les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu au départ.
Voici ce que l’on sait sur le plan sportif. Chaque équipe comptera une capitaine, qui sera accompagnée d’un entraîneur et d’un directeur général. Une draft sera ensuite organisée afin de constituer les équipes avec les 62 joueuses restantes, puisque la participation de 66 joueuses au total a été confirmée.
À partir de la draft, les effectifs seront définitivement constitués jusqu’à la fin de la saison et les équipes repartiront de zéro à l’issue de l’exercice. De plus, les contrats signés par les joueuses le seront avec la compétition, et non avec les équipes.
La liste des joueuses confirmées à ce jour est la suivante : Leo Fiebich, Juste Jocyte, Kamilla Cardoso, Li Meng, Janelle Salaün, Jonquel Jones, Jewell Loyd, Alyssa Thomas, Sophie Cunningham, Kelsey Mitchell, Nneka Ogwumike, Mai Yamamoto, Awa Fam, Alanna Smith, Antonia Delaere, Brionna Jones, Betnijah Laney-Hamilton, Valeriane Ayayi, Angela Dugalic, Makayla Timpson, Park Jihyun et Mariona Ortiz.
SA PUISSANCE FINANCIÈRE ET SES POLÉMIQUES
Le projet dispose d’une puissance financière considérable, notamment grâce à la présence de personnalités comme Novak Djokovic, Lauren Jackson, Steve Young ou Candace Parker, entre autres, ainsi qu’au soutien de plusieurs groupes d’investissement. Le fait que les joueuses puissent toucher environ 240 000 dollars pour trois mois de compétition, une somme inaccessible pour les équipes européennes, rend précisément le projet très attractif pour toute professionnelle.
Les fondateurs ont également affirmé qu’ils proposeraient les salaires les plus élevés du sport féminin international. Un élément également lié au fait qu’aucune compétition masculine ne sera organisée, alors qu’elle figurait aussi parmi leurs projets initiaux.
Project B n’a pas échappé à la polémique puisque, selon des informations du Financial Times, des liens existent entre le projet et le principal fonds d’investissement saoudien dans le sport, Sela. Cette entreprise, détenue par le PIF, aurait pour fonction de contribuer au sportwashing du pays asiatique auprès de l’Occident, mais Burnett a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un investisseur, mais d’un partenaire événementiel.
À trois mois du lancement de la nouvelle compétition, plus de la moitié des joueuses qui y participeront restent à connaître et la plupart de ses projets initiaux ont échoué ou ont été revus à la baisse avant le début du tournoi. Au-delà de son important potentiel financier, ce nouveau projet ambitieux semble donc rencontrer de nombreuses difficultés sur le plan sportif.